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Prendre refuge

Le premier pas dans la Voie bouddhiste de l’Eveil est la prise de refuge.

  • Je prends refuge dans le Bouddha
  • Je prends refuge dans le Dharma
  • Je prends refuge dans la Sangha

Relié au teisho de samedi, il faut bien intégrer, digérer que cette prise de refuge n’est pas celle du Moi. Elle ne signifie pas:

Moi, je prends refuge dans le Bouddha. Moi, je prends refuge dans le Dharma. Moi, je

prends refuge dans la Sangha

Comme si le Moi, qui est une construction répétée à chaque instant et totalement illusoire de notre propre esprit, nous prenions refuge avec notre ego, avec notre Moi, dans un endroit, une personne ou un groupe qui nous protégerait nous. Il s’agit de nous-mêmes, de notre esprit, pas d’ailleurs, pas des autres.

Prendre refuge veut dire laisser de côté son Moi, abandonner ses idées récurrentes et fixes, arrêter de construire du Moi, ce qui crée notre propre souffrance. Il s’agit d’arrêter de construire des conditions irréelles qui voilent, qui obscurcissent notre véritable nature, notre nature de Bouddha. Chacun possède sa nature de Bouddha mais nous élaborons tellement de fantasmes dans notre esprit que nous ne réussissons pas à la voir et être en paix.

Prendre refuge est arrêter tout cela, tout ce qui est nocif à nous-mêmes et aux autres, et laisser la place entière à l’intérieur de nous-mêmes au Bouddha, c’est à dire à notre vraie nature, éveillée, inconditionnelle, et lumineuse. Laisser entrer la grande sagesse en nous, c’est la seule qui puisse nous sauver de notre angoisse existentielle.

Prendre refuge dans le Dharma est laisser en nous toute la place pour l’enseignement du Bouddha, pour la générosité, l’éthique, la patience. Faire l’offrande de nous-mêmes dans un esprit de vacuité, sans attendre de retour. Il s’agit également d’intégrer que tous les phénomènes, tous les dharmas sont vides d’existence propre, ne sont que vacuité. Arrêter d’alourdir la Voie lumineuse du Zen en nous attachant à nos constructions mentales.

Prendre refuge dans la sangha est laisser en nous la place de voir les autres pratiquants comme nos amis de bien, comme nous-mêmes. Pratiquer la patience et voir qu’il y a toujours une façon positive de prendre les choses. Comprendre que nos vies sont des fabriques d’illusions donc des rêves, c’est une expérience. Prendre refuge dans la sangha est faire en sorte que la sagesse apparaisse en comprenant que temporairement on peut être joyeux et que temporairement on peut être confus. Tout cela n’est qu’une construction que nous faisons nous-mêmes dans notre esprit.

Chacun peut et est responsable de changer un peu son esprit et puisse ainsi retrouver sa nature lumineuse et naturelle, sa nature de Bouddha. Ca prend néanmoins du temps. Ayons foi dans notre nature de Bouddha.

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