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La Voie d’éveil des bodhisattvas

1er zazen, samedi matin

Je suis heureux de pouvoir partager avec vous ce qui me touche le plus, la Voie de l’éveil des bodhisattvas. Chacun d’entre nous au cours de sa vie a la chance par sa connaissance de zazen, son intimité avec sa pratique régulière, de la réaliser lui-même. De plus à notre époque, chacun d’entre nous vit dans la société, a donc la chance de pouvoir tirer des enseignements directs de sa vie de tous les jours, de n’en négliger aucun, de les mélanger avec le zen, et de transformer son monde non seulement pour lui-même mais surtout pour aider tous les êtres à transformer le monde entier en un champ de bodhisattvas.

« L’éveil n’est pas une entité dont on puisse physiquement ou spirituellement se saisir » dit Vimalakirti. Et pourtant tous nous le possédons, la terre, l’univers entier le possèdent, même si nous ne pouvons l’exprimer. C’est à partir de cet éveil que nous pratiquons cette Voie, la Voie de l’éveil des bodhisattvas. En effet il ne s’agit pas de la rechercher comme une chose que nous ne tiendrions pas dans notre cœur, comme quelque chose de spécial, d’inconnu qui finalement un jour nous illuminera, mais bien d’avoir une confiance absolue que nous la possédons déjà. Il s’agit alors pratiquement de la réaliser dans notre vie, et cela tous les jours, ce qui est loin d’être facile ou évident.

La Voie des bodhisattvas est la Voie des Bouddhas vivants, la voie de la vie de tous les jours. Chacun a sa vie et donc chacun doit la réaliser lui-même, s’enseigner lui-même jour après jour.

Alors comment faire ? Notre époque est différente des temps passés, nous ne vivons plus dans des temples ou dans la Chine ou le Japon ancien ni même moderne, alors chacun d’entre nous doit inventer. L’enseignement transmis par tous les Bouddhas, les Patriarches et les Maîtres aussi est comme un billet de chemin de fer. Vous avez votre ticket mais la destination n’est pas indiquée, vous devez inventer où aller et ceci à partir de votre pratique de zazen et dans votre vie à vous. A part zazen il n’y a pas de recette. Pour un moine, une nonne, et également pour tout pratiquant de la Voie cela peut devenir et devient naturellement la plus grande affaire de sa vie.

Alors c’est quoi la Voie de l’éveil des bodhisattvas ? On va essayer de voir ensemble et par là de tirer le courage nécessaire à sa réalisation.

2ème zazen, samedi matin

Dans ses commentaires du sutra de Vimalakirti, Sengzhao dit :

« Celui qui peut contrôler son esprit sans nourrir d’idées étrangères tout en demeurant dans le samsara pour mettre un terme aux souffrances d’autrui, celui-là suit la Voie d’éveil des bodhisattvas. Si ce n’est pas le cas, ses pratiques ne lui suffiront pas, intérieurement, pour accueillir la sagesse, ni extérieurement pour produire les bienfaits. »

La Bodhi, la Voie, est le chemin des Bouddhas. Ce mot désigne la vraie sagesse qui s’éveille à ce qui n’a aucune caractéristique particulière. Et sattva est soit un être, soit une grande pensée. Le bodhisattva est celui, l’être, qui veut obtenir la pensée indestructible et inébranlable comme une montagne de diamant des qualités de la Voie des bodhisattvas. Un être est donc appelé bodhisattva dès qu’il fait le vœu de devenir Bouddha et de sauver tous les êtres. Sans ce vœu fondamental alors ses pratiques ne resteront que des exercices physiques, probablement bénéficiaires à son mode de vie, mais sans portée salvifique pour tous. C’est la différence entre la Voie des auditeurs, qui tend au perfectionnement individuel de l’ascète, de la personne – pour cela il existe beaucoup d’autres disciplines – tandis que la Voie des bodhisattvas vise uniquement au bien d’autrui. S’il s’exerce à la concentration de son esprit, qu’il puisse le contrôler, c’est pour développer la force magique de la grande pensée pour le plus grand bien de tous les êtres. Et s’il pratique zazen, comme aujourd’hui, ce n’est pas pour son but personnel mais bien pour élever la spiritualité humaine et sauver tous les êtres.

Une fois je pratiquais zazen dans ma chambre au laboratoire russe de physique de Dubna, près de Moscou. C’était la première fois qu’un moine pratiquait zazen dans un endroit pareil. Comme une pierre blanche marquée à un instant donné dans une montagne inconnue, nul n’en connaît les mérites, mais cela ne veut pas dire qu’ils n’existent pas ou qu’ils ne se développeront pas, même si nous n’en sommes pas conscients. C’est la même chose aujourd’hui et chaque fois que par miracle, au milieu de ce monde difficile, en guerre dans beaucoup d’endroits, où l’égoïsme ne fait que s’amplifier de jour en jour, chaque fois que là au milieu de ces montagnes inconnues plusieurs moines, nonnes et pratiquants sincères de la Voie de l’éveil se rencontrent encore une fois pour exprimer le don de soi, la paix, l’amour et la compassion de tous.

Le premier vœu du bodhisattva est de sauver tous les êtres. Bien sûr au début ce n’est pas facile de comprendre ce que cela veut dire, car les êtres sont innombrables .Comment les sauver tous ? Et d’autre part comment voir le rapport entre le zazen, la contemplation de la vacuité, faire l’expérience de l’éveil, et sauver les êtres réels, les gens, que nous côtoyons tous les jours.

Sengzhao, toujours dans ses commentaires du sutra de Vimalakirti, en parle :

« Les enseignements du Bouddha parlent autant de l’être que de la vacuité. Ceux qui s’en tiennent à l’être finissent par s’attacher à la réalité des apparences, mais ceux qui s’en tiennent à la contemplation de la vacuité finissent par négliger de planter des racines de bien. Avec la vie de tous les jours, en alternant constamment fréquentation de l’être et plongée dans la vacuité, on évitera ces deux défauts, de même que le soleil et la lune se succèdent tandis que toutes choses s’accomplissent. L’illumination du grand véhicule n’exige pas que l’on renonce au samsara pour aller chercher dans les lointains. En fait c’est au cœur même des activités du samsara que l’on peut s’illuminer grâce à la réalité des choses vulgaires.»

Le bodhisattva vit donc dans le samsara, c’est-à-dire dans la vie de tous les jours, où se trouvent les êtres. Mais constamment il pratique intérieurement la contemplation de la vacuité. Il vit dans le samsara pour aider tous les êtres à se libérer d’eux-mêmes et de leur ego, mais ne tombe pas dans ses attachements. Le bodhisattva sait qu’il n’y a rien à pratiquer mais pour instruire les êtres il doit pratiquer lui-même. Toute sa vie est dirigée par le don, et toutes ses actions dans le monde sont faites à partir de son pouvoir salvifique. Bien qu’il sache que toutes les choses et les êtres ne sont en essence que vide et néant, il ne renonce pas à la compassion pour sauver les êtres. A la fois tous et ceux qu’il rencontre chaque jour, chacun étant une partie de l’humanité comme lui-même. Comment alors voir toutes choses et pratiquer toutes choses dans le samsara, comment plonger dans l’eau sans peur d’être mouillé mais sans se noyer, comment plonger dans la souffrance pour sauver chacun mais sans y être prisonnier ? Comment le bodhisattva voit-il le samsara ?

3ème zazen, samedi après-midi

Le bodhisattva vit donc dans le samsara pour aider tous les êtres. Pour lui personne n’est à être sauvé, car tous les êtres le sont déjà, pour lui samsara et nirvana sont des mots mais néanmoins il parle de nirvana pour éviter que les êtres se découragent. Ceux-ci croient à la réalité de la souffrance et détestent l’idée de renaître jour après jour dans le cercle de la souffrance. Pour le bodhisattva celle-ci est irréelle, aussi ne déteste-t-il pas l’idée de renaître tous les jours dans le cercle des morts et des renaissances. Comme il ne croit pas à la réalité de la paix du nirvana, il ne s’y isole pas non plus. Voir les choses ainsi le rend libre, alors il ne se lasse pas d’instruire les autres. A quoi croit-il alors ? Il croit en sa compassion et sa bienveillance, il croit en sa pratique tout en sachant qu’il n’y a rien à pratiquer, il croit en son énergie. Son ego ne l’arrête plus, il l’utilise abondamment dans un but salvifique. Ego, non-ego pour lui ne sont pas importants, car il connaît profondément son esprit. Il continue alors sa marche héroïque pour faire grandir les êtres, tous sans exception, car il n’en rejette aucun. Une chose merveilleuse dans le bouddhisme et dans le zen en particulier est que tout le monde est sauvé, toute l’humanité, aucun être ne fait partie d’une race, d’une religion, d’une extraction, d’une position ou de quoi que ce soit de spécifiquement plus élu que les autres. « Tous les êtres sont mes enfants » dit le Bouddha.

Il y a une histoire qui illustre bien comment agit un bodhisattva dans le soutra du Lotus.

Imaginez une route de plusieurs milliers de kilomètres, dangereuse, désolée, sans jamais personne, comme un grand désert de cailloux sous un soleil brûlant. Une grande troupe désirerait franchir cette route pour accéder à l’emplacement d’un trésor précieux. Ils ont un guide, intelligent et lucide, qui connaît bien toutes les caractéristiques de cette route escarpée. Et qui désire faire franchir ces difficultés à tous. A mi-chemin le groupe est fatigué et découragé, ils n’en peuvent plus. Alors ils s’adressent au guide : « on est crevés, on n’en peut plus et en plus on a encore une longue route devant nous. On voudrait rebrousser chemin et retourner en arrière ». Alors le guide pense : ah les malheureux, comment peuvent-ils penser rebrousser chemin et renoncer à ce vaste trésor. Alors grâce à ses expédients salvifiques, il fait apparaître par magie une ville et leur dit : « N’ayez plus peur, voilà la grande ville. Vous pourrez vous y arrêter et agir comme bon vous semble. Si vous y pénétrez vous serez rapidement soulagés. Dès que vous serez reposés et en mesure de continuer jusqu’au lieu du trésor, nous repartirons ».

Alors la troupe qui était au comble de la fatigue se réjouit et applaudit : chouette on va échapper à cette route de souffrance et pouvoir se reposer. Alors ils entrent dans la ville magique en ayant la sensation d’être sauvés et soulagés.

Le guide, sachant que la troupe est alors reposée, qu’elle ne connaît plus ni la fatigue ni la lassitude fait disparaître la ville fantasmagorique et déclare aux voyageurs : «  Allons-y, l’emplacement du trésor est proche ; la grande ville de tout à l’heure c’est moi qui l’ai créée par magie pour votre repos d’étape. »

Ainsi le bodhisattva prêche-t-il pour aider et donner du courage à tous, bien qu’il sache lui-même qu’aucune ville n’existe réellement. Pour lui rien n’est réel en lui-même, tout n’est que phénomènes, impermanence, interdépendance et vacuité, choses et êtres. Mais dans sa grande compassion pour tous les êtres, il continue à les aider aussi comme des personnes, tous les jours, sans relâche, mais sans attachement.

Aussi Sengzhao continue-t-il :

« L’éveil désigne la Voie où l’on sauve réellement tous les êtres. Mais il faut de plus comprendre autre chose : ne pas s’attacher aux êtres réels. Si le bodhisattva croit que les êtres existent réellement, qu’il va les arracher au samsara et les sauver de la souffrance, il tombe dans la compassion née de l’attachement. »

C’est simple, tous nous sommes issus des causes et des conditions, les atomes, la rencontre de nos parents, notre apparition, notre naissance est une manifestation de la totalité, de la vacuité, du réel. Alors le bodhisattva, avec grande compassion, ne voit pas les êtres comme séparés de lui-même, il sauve tout le monde à la fois. Si vous voulez comprendre ce que veut dire sauver les êtres, alors regardez-vous vous-mêmes, regardez en vous-mêmes. Ne pensez pas que la pratique de cette voie religieuse n’a rien donné comme fruits à l’intérieur de vous-mêmes. Et bien que ces fruits ne vous appartiennent pas en propre vous pouvez toujours en faire don aux humains. C’est comme ça, si vous croyez que tous les êtres sont réels vous allez finir par vous y attacher. Si vous ne croyez pas que les êtres sont réels, alors comment pourrez-vous augmenter les racines de bien chez vous-même et chez chacun.

Cela demande aux bodhisattvas une énergie indestructible. Peut-être cela mettra-t-il des kalpas, mais c’est parti, il faut avoir une confiance inébranlable en la réalisation de l’éveil de tous, sans exception, aider constamment à cette réalisation est le travail des bodhisattvas.

4ème zazen, samedi soir

Il s’agit donc d’être un bodhisattva maintenant. Peut-être bien que la réalisation de la Voie de l’éveil des bodhisattvas demandera des kalpas chez tous les êtres, mais cela ne doit pas influencer ce qui se passe maintenant. Et il ne doit jamais se décourager.

Il y eut une fois un énorme incendie dans une forêt. C’était comme un ouragan de feu, les arbres brûlaient comme des allumettes et le ciel était rempli de fumée ocre, l’air devenait irrespirable. Tous les animaux fuyaient devant les flammes qui inexorablement gagnaient du terrain et allaient brûler toute l’immense vallée. A quelque distance de là se trouvait un étang avec une eau pure où des carpes ondulaient tranquillement. Un oiseau immense, un peu comme une grande grue cendrée avec des ailes fantastiques, blanches, dont les pointes des plumes étaient noires. Pour s’envoler cet oiseau devait prendre de l’élan au dessus de l’étang, comme s’envolent les cygnes ou les cigognes.

Le feu brûlant de plus en plus au loin, le grand oiseau vit beaucoup d’animaux qui s’enfuyaient en regardant devant eux, des cerfs, des lapins, des tigres, des éléphants. A l’un d’eux l’oiseau demande ce qui était en train de se passer. Le feu, le feu se répand dans toute notre vallée. Alors l’oiseau trempa le bout de ses ailes délicatement dans l’eau de l’étang et s’envola dans la direction du feu. Arrivé au-dessus des flammes il secoua ses ailes faisant tomber quelques gouttes de pluie sur l’incendie. Puis il retourna à l’étang, trempa à nouveau ses belles plumes dans l’eau pure et repartit vers le feu. Inlassablement toute la journée il fit l’aller et retour entre l’étang et les flammes, lâchant à chaque voyage quelques gouttes d’eau sur les flammes.

En fin d’après-midi, lorsque exténué il trempait encore ses plumes dans l’eau de l’étang, un petit rongeur qui vivait sur les berges de l’étang et qui avait remarqué le manège inlassable de l’oiseau, lui dit : « Tu es exténué, si tu continues tes voyages aller et retour tu vas bien tôt mourir d’épuisement, arrête-toi, sauve-toi, tu peux partir avec tes grandes ailes qui t’emmèneront facilement hors de danger, pour quoi continues-tu ? En plus tu ne verses que quelques gouttes à chaque fois et l’incendie est immense, jamais tu ne pourras l’éteindre, cela ne sert à rien. » Alors l’oiseau tout fatigué tourna son long cou blanc et le regarda. « Je sais bien que je ne pourrai pas éteindre cet incendie avec les quelques gouttes d’eau que je transporte au bout de mes plumes. Mais vois-tu c’est la seule chose que je puisse faire pour essayer et cela est ce que je dois faire. Peu importe si je dois en mourir, mon rôle d’oiseau est de verser un peu de pluie sur cet incendie qui ravage tout. » Sur ça l’oiseau prit à nouveau son élan et s’élança dans la direction de la vallée où brûlaient les flammes.

5ème zazen, dimanche matin

Donc sans relâche, comme l’oiseau, le bodhisattva ne s’enfuit pas pour se sauver lui-même, mais continue son action au sein même du samsara pour sauver tous les êtres du feu qui gagne la vallée.

Le bodhisattva pratique tout, car il a besoin de tout dans son entreprise salvifique, il pratique le don, la moralité, la patience, l’énergie, le samadhi et la sagesse. En fait le bodhisattva n’a aucune perfection à exercer mais il recherche uniquement les pouvoirs salvifiques donné par ces six perfections, les six paramita.

Le Surangamasamadhisutra, le Sutra de la Marche héroïque en parle.

Il pratique le don bien qu’il sache que rien ne lui appartienne en propre

« Le bodhisattva ne se lance pas dans la moralité mais il ne s’en écarte pas. Pour discipliner les êtres, il semble s’y engager, en observer les attitudes, mais intérieurement il est toujours pur. Pour mûrir les êtres, il nait dans le monde du désir mais intérieurement il est toujours établi en concentration, de moralité pure. »

« C’est pour les paresseux qu’il semble exercer l’énergie afin que les êtres imitent ses exercices ; mais sur les dharma aucun effort, aucune prise car il n’en voit aucun qu’il puisse acquérir. Bien qu’il semble actionner son énergie, il est intérieurement et extérieurement sans faire aucun effort. »

« Il se montre lui-même en samadhi pour convertir les gens distraits et pour dompter sa pensée il ne s’écarte jamais du samadhi. En toute circonstance tout ce qu’il fait est seulement par compassion, pour l’utilité et le bonheur des êtres. »

« Il cultive également la sagesse et ses facultés sont vives. Il ne voit jamais l’existence propre des êtres, mais pour les mûrir il parle des êtres. Il ne voit pas l’existence propre des passions du samsara, mais il enseigne à bien les connaître. Il ne voit pas le nirvana, mais il parle d’arriver au nirvana. Pour mûrir les êtres, il naît partout où il veut et en tous lieux de naissance il assume des existences. »

C’est un peu comme un être entièrement libre dans la nature, peut-être comme les Indiens des plaines aux Etats-Unis. Pour lui la notion de liberté n’existe pas, elle est transparente, réalisée, rien à chercher, il vit sans caractéristiques. Mais il voit les êtres emprisonnés dans leurs attachements, leurs désirs inassouvis, leurs prisons intérieures ou extérieures, alors il leur parle de la liberté. Il leur parle de l’éveil pour les aider à le réaliser.

La Voie d’éveil des bodhisattvas est la Voie qui réunit les êtres, la réalité et la vacuité, la voie du milieu. Rechercher dans sa pratique quoi que ce soit pour soi-même uniquement, est absurde. La grande affaire de la vie religieuse est tellement au-delà qu’elle remplit la vie, alors inexorablement les mérites naîtront et grandiront naturellement pour tous. C’est les vœux du bodhisattva.

Dogen dit : «  Lorsque vous créez un étang, ne soyez pas en attente de la lune. Lorsque vous avez construit un étang, naturellement la lune viendra. »

6ème zazen, dimanche matin

La Voie d’éveil des bodhisattvas se réalise au sein même du samsara, l’illumination du Grand Véhicule se trouve dans le samsara. C’est une chose vécue. C’est la grande affaire de notre vie, le jeu mystérieux de la vie spirituelle, mélangé intimement avec les phénomènes et les êtres. Réfléchissez bien : qu’est-ce qui vous satisfait pleinement dans votre vie ? Suivre une voie spirituelle, être utile en faisant le vœu de sauver tout le monde. Rien n’est plus intéressant, même si ce n’est pas évident pour un être humain actuel, mais pour l’être humain du futur cela le sera il n’y a guère d’autre alternative pour l’humanité que de transformer tout le monde en bodhisattvas, alors l’univers sourira. D’ailleurs Bouddha sourit déjà.

« Jamais ne changera le plaisir que procure ce que le ciel et la terre estiment le plus, le Dharma de l’esprit d’éveil ».

Alors je nous souhaite à tous de continuer avec foi et courage.

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